Editions

Agent littéraire

Personne qui aide l’écrivain dans ses négociations de vente avec l’éditeur. Elle est rémunérée par un pourcentage fixe entre 10 à 20% du produit de ces mêmes ventes.

Agencement

Différentes parties d’un livre

Achevé d’imprimé

Texte légal que l’éditeur a pour obligation de placer à la fin de l’ouvrage et qui indique la date d’impression, le nom et l’adresse de l’imprimeur, le numéro et la date du dépôt légal.

Appel à Textes

Moyen utilisé par les éditeurs pour recueillir des textes. L’appel peut être thématique ou non afin de constituer une anthologie.

Anthologie

Recueil de nouvelles traitant généralement un même thème mais d’auteurs différents.

Autoédition

L’auto-édition ou autoédition consiste pour un auteur à prendre lui-même en charge l’édition de ses ouvrages, sans passer par l’intermédiaire d’une maison d’édition.

Elle se distingue précisément de l’édition à compte d’éditeur ou à compte d’auteur. Dans le premier cas, en effet, l’éditeur se charge à ses frais de réaliser et diffuser l’ouvrage en rémunérant l’auteur selon les ventes, et dans le second l’éditeur s’en charge aux frais de l’auteur.

L’auto-édition, d’ailleurs souvent confondue avec l’édition à compte d’auteur, a une image souvent négative ou véhicule une idée d’amateurisme et de petits moyens, ce qui correspond à une certaine réalité, mais elle peut aussi être une option choisie et être une activité professionnelle à part entière, soit que l’auteur ait lui-même toutes les compétences requises, soit qu’il s’adresse, au même titre qu’un éditeur « officiel », à des professionnels pour chaque secteur de son activité. L’auto-éditeur est un éditeur comme les autres, avec la différence qu’il propose un « catalogue » forcément limité à sa production personnelle, et qu’il doit connaître les spécificités de « son » marché.

Assemblage

Mise en ordre des cahiers dans un ordre précis.

Avant-propos

Cette courte introduction, mise au début d’un livre, permet à l’auteur d’exposer ses intentions.

Belle page

Appellation donnée à la page de droite d’un livre ouvert.

Bon à rouler

Bonne feuille, signée par le client ou son mandataire et conservée comme modèle durant tout le tirage.

Bon à tirer ou BAT

Accord du client sur le dernier élément (épreuve de photogravure ou traceur imprimeur) avant le tirage, dégageant la responsabilité de l’imprimeur. Tous les exemplaires du tirage devront alors se rapprocher le plus possible du BAT.

Permission donnée par l’auteur à l’éditeur et à l’imprimeur de commencer le tirage des épreuves après relecture et correction de celles-ci.

Bonnes feuilles

Extrait d’un ouvrage sur le point ou récemment publié que l’éditeur envoie à des titres de presse pour en faire la promotion.

Catalogue d’un éditeur

Ensemble des ouvrages que l’éditeur propose à la vente.

Chaîne du livre

Ensemble des acteurs du livre. Elle remonte de l’auteur qui écrit le texte jusqu’à sa distribution et mise en vente en librairie. La chaîne peut être découpée en trois phases : création, production et commercialisation avec comme principaux acteurs :  l’auteur, l’éditeur, l’imprimeur, le diffuseur, le distributeur et le libraire.

Comité de lecture

Groupe de personnes qui a pour mission de lire les manuscrits reçus par la maison d’édition et de les évaluer. C’est sur leur avis que l’éditeur décidera de sélectionner ou non le manuscrit.

Compte d’auteur

L’édition à compte d’auteur consiste pour un auteur à faire éditer ses propres ouvrages par un éditeur qui assure seulement la partie technique de l’édition et de la diffusion, en dehors du choix éditorial proprement dit. C’est donc l’auteur qui paie les frais d’impression et de publicité de son livre. Il reste cependant propriétaire des droits d’auteur et contrôle le nombre de livres édités. L’édition à compte d’auteur n’est pas toujours réalisée par des maisons d’édition mais par des« prestataires de services » qui n’assument aucun « risque éditorial ».

Des éditeurs traditionnels peuvent pratiquer un genre d’édition « à compte d’auteur » : c’est souvent le cas d’ouvrages commandés par une municipalité, un conseil général, un conseil régional, voire par une entreprise, pour promouvoir ville, département, région ou divers aspects économiques ou touristiques, et financés soit totalement, soit partiellement, par ces collectivités.

Compte d’éditeur

La publication à compte d’éditeur est un mode de publication de livre qui consiste, pour un éditeur, à publier un ouvrage sélectionné éventuellement par un comité de lecture. L’auteur a droit par contrat, pour une période déterminée et en échange d’engagements clairs (délais de publication, niveau des droits perçus sur l’œuvre, garanties commerciales, etc.), à une rémunération appelée droit d’auteur qui est proportionnelle au nombre de livres vendus et qui correspond généralement à 8-10 % de leur prix hors taxe, les auteurs à succès obtenant parfois jusqu’à 20%. Une avance sur droits forfaitaire est parfois versée selon des modalités également établies par contrat (à la signature de celui-ci, à la parution du livre, etc.) L’édition à compte d’éditeur s’oppose à l’édition à compte d’auteur qui, elle, consiste à faire publier ses ouvrages à ses propres frais par un éditeur qui ne s’occupe plus que de la partie technique de l’édition (mise en page, impression, livraison et éventuellement diffusion), n’assumant aucun risque éditorial ni financier. Dans ce cas, l’auteur rémunère donc l’éditeur en tant que prestataire de services et perçoit cette fois l’entièreté des bénéfices provenant des ventes, les droits d’auteur n’ayant plus raison d’être.

Copyright

Le symbole © suivi du nom de l’ayant droit et de l’année de parution. Il protège ainsi l’ouvrage dans les pays respectant la Convention Universelle de l’UNESCO de 1952.

Couverture

Habillage du livre.

Dédicace

Une dédicace est une épître ou simple inscription placée par un auteur en tête d’un livre pour mettre son œuvre sous le patronage d’une personne illustre ou influente, ou pour témoigner de ses sentiments de gratitude ou d’amitié, ou enfin, à certaines époques, pour en tirer profit. Et oui, une épigramme de Martial (liv. iii, 2) montre que l’usage des dédicaces est fort ancien. Lucrèce, Cicéron, Horace, Virgile, Stace, ont dédié quelques-uns de leurs ouvrages. Horace, entre autres, adressa à Mécène, la première de ses Odes, la première de ses Épodes, la première de ses satires et la première de ses épîtres : Prima dicte mihi, summa dicende camena.

Dépôt légal

Le dépôt légal est l’obligation légale faite aux producteurs et diffuseurs de documents de les déposer auprès des organismes dépositaires, qui sont tenus de les conserver et de les signaler.

Dépôt de l’ouvrage à la Bibliothèque Nationale de France. Il est obligatoire pour l’éditeur comme pour l’imprimeur.

Diffuseur

Un diffuseur de livres est un organisme qui assure les fonctions liées à la diffusion de livres.

Le diffuseur représente un ou plusieurs éditeurs auprès des différents réseaux de vente de livres : librairies, grandes surfaces multimédia, hypermarchés… La diffusion peut aussi être assurée directement par certains éditeurs.

Les termes diffuseur de livresdistributeur de livres et diffuseur-distributeur de livres ne doivent pas être confondus :

  • le diffuseur de livres assure exclusivement les tâches qui sont liées à la diffusion de livres (présentation des nouveautés aux détaillants, enregistrement des commandes, promotion) ;
  • le distributeur de livres assure exclusivement les fonctions qui sont liées à la distribution de livres (stockage, préparation des commandes, expéditions, flux financiers) ;
  • le diffuseur-distributeur de livres assure à la fois les fonctions qui sont liées à la diffusion et à la distribution de livres.

Directeur littéraire

Personne qui décidera si oui ou non un ouvrage sera publié.

Distributeur de livres

Un distributeur de livres est une structure visant à distribuer les livres des maisons d’édition.

Le distributeur assume les tâches logistiques liées à la circulation physique du livre (stockage, transport) et à la gestion des flux financiers qui en sont la contrepartie : traitement des commandes et des retours, facturation et recouvrement.

Les activités commerciales et marketing (présentations des nouveautés, prises des commandes) sont assurées par le diffuseur et ses équipes de représentants.

La diffusion et la distribution coexistent parfois au sein d’une même structure.

Egalement

Droits d’auteur

Le droit d’auteur est l’ensemble des droits dont dispose un auteur ou ses ayants droit (héritiers, sociétés de production) sur des œuvres de l’esprit originales et des droits corrélatifs du public à l’utilisation et à la réutilisation de ces œuvres sous certaines conditions.

C’est une construction juridique, philosophique et politique née en Europe et dont le sens et la portée ont beaucoup évolué depuis l’invention de l’imprimerie. Si, dans son usage originel, au XIXe siècle, le terme s’opposait au terme de propriété littéraire et artistique, les deux sont presque confondus depuis la loi sur la propriété intellectuelle de 1957. En droit, le droit d’auteur est l’un des éléments essentiels de la propriété intellectuelle et de la propriété littéraire et artistique, qui comprend également les droits voisins du droit d’auteur.

Il est composé de deux types de droits :

  • le droit moral, qui reconnait notamment à l’auteur la paternité de l’œuvre et le respect de son intégrité. Dans certains pays, dont la France2, il est perpétuel, inaliénable et imprescriptible ;
  • les droits patrimoniaux, qui confèrent un monopole d’exploitation économique sur l’œuvre, pour une durée variable (selon les pays ou cas) au terme de laquelle l’œuvre entre dans le « domaine public ».

Domaine public

Lorsqu’une œuvre appartient à tout le monde. Un ouvrage tombe dans le domaine public :

  1. Soixante-dix ans après la mort de son auteur.
  2. Cent ans si l’auteur est mort pour la France.

Un éditeur peut alors se lancer dans une nouvelle édition de cet ouvrage sans avoir à payer de droit ou demander la permission aux héritiers de l’auteur.

Droit de suite

Le droit de suite (lat. ius persequendi) est, avec le droit de préférence, une des deux prérogatives attachées au droit réel. Il s’agit d’un droit opposable à tous et, notamment, à tout acquéreur (indépendamment de sa bonne ou mauvaise foi) de poursuivre un bien en quelque main qu’il passe. C’est donc la prérogative qui appartient aux personnes titulaires d’un droit réel (par ailleurs fréquemment créanciers) d’exercer leurs droits sur un bien en quelque main qu’il se trouve.

Le droit de suite est le droit de faire saisir dans n’importe quel patrimoine le bien grevé de la sûreté afin de faire réaliser ses droits. Ainsi, le droit de suite est un droit attaché à un bien (droit réel) et non à la personne propriétaire ou possesseur de ce bien (droit personnel).

Ce principe était déjà inclus dans la Convention de Berne pour la protection des œuvres littéraires et artistiques de 1886 (art. 14).

Editeur / maison d’édition

Entreprise dont l’activité principale est la production et la diffusion de livres.

Édition électronique

L’édition électronique est une forme d’édition dans laquelle le numérique joue un rôle plus ou moins important, allant de la simple mise en page d’un livre en utilisant un logiciel de PAO (Publication assistée par ordinateur) en vue de l’impression papier d’un livre jusqu’à la création et la diffusion en ligne d’œuvres. L’édition électronique, qui tend à se développer depuis plusieurs années, coexiste donc avec l’édition papier sans vouloir la remplacer.

L’histoire de l’édition électronique se divise en trois temps : le temps de la numérisation, le temps de l’édition numérique et le temps de l’édition en réseau. C’est l’ensemble de ces trois temps qui compose l’édition électronique, les modèles ne se remplacent pas l’un l’autre.

Encart

Élément supplémentaire à une brochure placé à un endroit déterminé ou indéterminé dans cet ouvrage.

Epreuves

Tirage du texte ainsi que de ses illustrations. Ensemble des opérations de finition dans le processus de fabrication d’un livre. Il englobe le pliage, l’assemblage, l’encollage, le pelliculage, la couture, la couvrure, etc.

ISBN

L’International Standard Book Number (ISBN) ou Numéro international normalisé du livre est un numéro international qui permet d’identifier de manière unique chaque édition de chaque livre publié, que son support soit numérique ou sur papier. Il est destiné à simplifier la gestion informatique pour tous les intervenants de la chaîne du livre (imprimeur, éditeur, libraire, bibliothèque, etc.).

Jaquette

Une jaquette est aussi une enveloppe de papier, imprimée ou non, destinée à protéger un livre.

Ligne éditoriale

La ligne éditoriale représente l’ensemble des choix et décisions que fait un directeur de revue, de collection littéraire, un responsable d’une émission radiophonique, de télévision, une société, généralement une société de production pour se conformer à une ligne morale ou éthique définie.

Liseuse

Une liseuse est un appareil mobile conçu principalement pour lire des livres numériques. L’appareil est doté d’un écran pour la lecture et doit permettre le stockage des publications numériques pour la création d’une bibliothèque numérique1

L’appareil est aussi appelé lecteur électroniquelivre électronique ou tablette de lecture. Les termes issus de l’anglais reader ou e-reader peuvent également être employés pour désigner une liseuse.

D’autres appareils tels que la tablette tactile, le smartphone, l’ordinateur portable ou de bureau peuvent être dotés d’une application permettant de lire des livres numériques.

Maquette

Dans l’édition (Édition littéraire, publicité, etc.), la maquette est l’avant-projet d’une publication pour juger de son aspect avant réalisation définitive. La résolution des difficultés techniques, notamment la typographie et la mise en page, mais aussi l’invention artistique, notamment l’originalité de la reliure, sont le domaine du maquettiste qui peut travailler avec un dessinateur-illustrateur ou un graphiste pour ce qui relève des illustrations.

La maquette peut avoir un caractère d’ébauche, de projet et/ou de test (maquette publicitaire). Il peut s’agir d’un document-guide (maquette des enseignements). En ce qui concerne les maquettes de timbres, voir : épreuves et essais en Philatélie.

Micro-éditeur

Éditeur indépendant de petite taille. Son catalogue de publication est généralement limité à quelques titres de plus par an avec un tirage d’au maximum quelques centaines d’exemplaires.

Nouvelle

Une nouvelle est un récit court. Apparu à la fin du Moyen Âge, ce genre littéraire était alors proche du roman et d’inspiration réaliste, se distinguant peu du conte. À partir du XIXe siècle, les auteurs ont progressivement développé d’autres possibilités du genre, en s’appuyant sur la concentration de l’histoire pour renforcer l’effet de celle-ci sur le lecteur, par exemple par un dénouement surprenant. Les thèmes se sont également élargis : la nouvelle est devenue une forme privilégiée de la littérature fantastique, policière, et de science-fiction.

Plagiat

Le plagiat est une faute d’ordre moral, civil ou commercial, qui peut être sanctionnée au pénal, elle consiste à copier un auteur ou accaparer l’œuvre d’un créateur dans le domaine des arts sans le citer ou le dire, ainsi qu’à fortement s’inspirer d’un modèle que l’on omet, délibérément ou par négligence, de désigner. Il est souvent assimilé à un vol immatériel.

Le « plagiaire » est celui qui s’approprie indûment ou frauduleusement tout ou partie d’une œuvre littéraire, technique ou artistique (et certains étendent ceci – par extension – à un style, des idées, ou des faits). Le plagiat diffère de l’art du pastiche, qui consiste à imiter ou à calquer les codes ou les figures d’expression d’un auteur, dans un but d’ironie, d’humour ou de dérision.

Préface

Une préface (du latin præ : avant et fari : parler) est, en littérature, un texte d’introduction et de présentation. Placé en tête d’un livre, il en fait connaître les vues, le plan, prévient des objections, répond à des critiques ou encore donne une idée sur le message que veut transmettre l’auteur à travers ce livre (ex : la pauvreté de la société, l’inégalité, la prostitution, la violence, etc.). La préface est courte lorsqu’elle devient un avertissement et largement développée dans le cadre des Prolégomènes. On oppose à la préface la postface.

Recueil

Un recueil de morceaux choisis, en prose ou en vers, ces différents extraits partagent de mêmes caractéristiques : thèmes, genres, styles, langues, origines géographique de leurs auteurs, etc.

Service de presse

Exemplaires de l’ouvrage envoyés à des journalistes afin d’obtenir un article sur le livre et/ou une interview de l’auteur.

Souscription

Lorsqu’un livre est mis en vente avant sa date officielle de parution. L’éditeur perçoit donc des fonds et en échange l’acheteur bénéficiera de conditions préférentielles telles que des frais de port offerts, une réduction du prix, etc.

Synopsis

Un synopsis est un écrit décrivant la totalité ou un aperçu d’une œuvre ou d’une science. Le terme est essentiellement connu pour son usage cinématographique.

Tirage

Le tirage en imprimerie désigne le fait d’imprimer sur papier un document ou le nombre de documents ainsi imprimés. Action de tirer une épreuve c’est-à-dire de l’imprimer. Par extension ce terme est devenu synonyme d’édition.

Verso

Côté de la feuille imprimé en second ou page 2 d’un feuillet. 

  • Vous trouverez ce passage folio 42 verso.
  • Quand on rédige un texte pour l’impression, on ne doit pas écrire au verso des feuillets.

Antonyme : recto
Synonymes : fausse page
Dérivés : recto-verso

Imprimerie

Accordéon #1
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Accordéon #2
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Papiers

Accordéon #1
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Accordéon #2
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Typographie

Bas de casse

Caractères en minuscule.

Capitale

Caractères en majuscule du livre.

Code typographique

Ensemble des règles utilisées dans la typographie comme la ponctuation ou les abréviations, etc.

Approche

Espace entre deux lettres.

Gravure

Cuvette

Empreinte laissée par l’épaisseur de la plaque dans le papier. Certaines gravures biseautées et pressées n’ont presque plus de cuvette ; il en reste cependant suffisamment pour reconnaître que ce sont des gravures sur métal.  

Essuyage

Opération délicate utilisée lors de l’impression des gravures en taille-douce, qui consiste à nettoyer les parties qui doivent apparaître en blanc, sans pour autant vider les tailles de leur encre.

Eau-forte

Procédé de gravure en creux, sur métal, généralement du cuivre. La planche est recouverte sur ses deux faces de vernis protecteur ; l’artiste, au moyen d’une petite pointe, dessine sur le vernis en mettant ainsi le cuivre à nu lors du passage de l’outil. Une fois le dessin terminé, l’artiste plonge la plaque de métal dans un bain d’acide pour la morsure. La morsure sera plus ou moins profonde selon la dilution de l’acide et le temps de trempage de la planche : l’acide n’attaque que les endroits ou le cuivre n’est pas protégé. C’est à cet endroit que se déposera l’encre à l’impression.

Fer à gaufrer

Forme et contre-forme gravées (outil de gaufrage) permettant de réaliser un relief (ou un creux) dans la texture du papier.

Héliogravure

Procédé de gravure et d’impression, pour gros tirages, réalisé au moyen d’un cylindre en cuivre gravé en creux. La profondeur des creux détermine l’intensité des valeurs.

Point de trame

Élément de base d’une simili. Dans une trame à modulation d’amplitude, les points sont de tailles variables. Dans une trame à modulation de fréquence, les points sont très petits et généralement tous de même taille.

Lithographie

 De Litho=Pierre. Fondé sur l’antagonisme de l’eau et des corps gras, ce procédé, où n’interviennent ni relief ni creux, consiste à juxtaposer, à des surfaces qui, humidifiées, ne retiendront pas l’encre grasse, d’autres surfaces, qui, une fois encrées, refuseront l’eau et seront donc seules susceptibles de s’imprimer. La Lithographie fut découverte en 1796 par A.Senefelder.

Sérigraphie

La sérigraphie (du latin sericum la soie et du grec graphein l’écriture) est une technique d’imprimerie qui utilise des pochoirs (à l’origine, des écrans de soie) interposés entre l’encre et le support (certaines parties ont été obturées, l’encre ne traverse, pour se déposer sur le support, que les parties non obturées). Les supports utilisés peuvent être variés et pas nécessairement plans (papier, carton, textile, métal, verre, bois, etc.).

Pointe sèche

C’est avant tout l’outil, une simple pointe d’acier, avec lequel on grave la plaque métal qui servira à imprimer les épreuves qui portent le même nom.

Taille

C’est le sillon tracé dans le métal au moyen de l’outil ou de l’acide.

Simili (similigravure)

La similigravure (ou similigraphie) est une technique d’impression qui permet de reproduire un document monochrome fait de demi-teintes (qui comporte une gradation de valeurs s’étalant du blanc au noir) comme une photographie. Les valeurs initiales de l’original en demi-teintes sont retranscrites en valeurs de points de trame qui permettront son impression par un procédé adapté.

Ce sont ces points de taille variable qui déterminent la quantité d’encre déposée et restituent la gradation de l’image une fois imprimée.

C’est grâce à cette technique que les images sont reproduites en noir et blanc dans les magazines et les journaux.

Les professionnels utilisent plus volontiers le terme de « simili » qui est la contraction de « similigravure ».

PAO

Composition ou saisie

Frappe dactylographique d’un texte manuscrit.

CMYK / Quadrichromie

Lettres qui apparaissent sur l’écran lors d’une sélection de couleurs et qui désignent les quatre couleurs primaires de l’imprimerie : Cyan, Magenta, Jaune appelé également quadrichromie (du latin quadra et du grec chromia couleur) ou CMJN (cyan, magenta, jaune, noir) (en anglais CMYKcyan, magenta, yellow, key) est un procédé d’imprimerie permettant de reproduire un large spectre colorimétrique à partir des trois teintes de base (le cyan, le magenta et le jaune ou yellow en anglais) auxquelles on ajoute le noir (Key ou clé au sens de valeur en anglais).

Egalement

.

  • Bleu “C” pour “Cyan”
  • Rouge “M” pour “Magenta”
  • Jaune “Y ” pour “Yellow”
  • Noir “K” pour “Black”

Défonce

Réserve dans une couleur.

Dégradé

Diminution progressive des trames pour en varier l’intensité.

Demi-teinte

Image non tramée présentant des nuances de gris ou des dégradés.

Densitomètre

Appareil de mesure de densité des couleurs.

DPI

(Dot Per Inch ou Pixel par pouce) : Traduction de point par pouce (PPP).

Fer à droite, fer à gauche

Alignement vertical des lignes de texte pour les compositions en drapeau, du fait du calage sur un fer en typographie :

Fer à droite

Fer à gauche 

Folio / Foliotage

Chiffre de numérotation des pages d’un ouvrage.

Fond perdu

Impression sans marge d’une illustration rognée lors du façonnage de 3 mm au minimum.

Hirondelle

Trait de coupe (repères ou croix de repérage) imprimés dans la marge permettant de repérer les différents films.

Homothétique

L’homothétique s’applique aux formats de papier. Il désigne la proportionnalité des formats entre eux, telle que la proportion √2 entre largeur et longueur des formats A, B ou C. La réduction et l’augmentation sont les deux transformations majeures qui se font de façon homothétique.

Imposition

Classement dans un ordre déterminé des pages d’un ouvrage, afin qu’après pliage, les pages se suivent dans le bon ordre.

Incorporation / Incrustation

Placement d’une image dans une autre par montage photographique ou à l’aide de logiciel.

Infographie

Ensemble des techniques de création et de traitement électronique des images.

Mise en page

La mise en page, ou mise en pages, est l’opération de disposition graphique d’un contenu informationnel dans un espace donné (feuilles de papier, pages web…).

Elle succède au travail de collecte et de composition du contenu (composition de texte « au kilomètre », collection des composants), et précède souvent le travail d’impression. Elle peut le précéder dans la mesure où elle est prédéfinie (dimensions des colonnes, styles du texte, placement des illustrations, etc). Elle vise à représenter le contenu (textes,images, animations…) de manière hiérarchique et harmonieuse (équilibre des zones, des couleurs et des espaces, contrastes), afin de faciliter un parcours de lecture à plusieurs niveaux, avec un souci constant d’ergonomie.

Elle comprend les techniques :

  • de polices de caractères ;
  • de typographie ;
  • de mise en forme et d’espacement ;
  • de titrage et de lettrines ;
  • d’illustration et de leur habillage.

Elle peut utiliser un thème en rapport avec le contenu (par exemple une numérotation de page en forme de perles pour un document sur les colliers, ou un filigrane d’une encyclopédie sur le fond d’un article encyclopédique…)

Pagination

Numérotation des pages.

Pantone ou PMS

(Pantone Matching System) : Système international de références de composition des couleurs directes d’encres d’impression, papiers couleurs, feutres, etc.

PAO

La publication assistée par ordinateur  traduction impropre du terme anglais « Destock Publishing » (édition de bureau), communément abrégée PAO est un ensemble de procédé informatique permettant de fabriquer des documents destinés à l’impression à l’aide d’un ordinateur (le terme « Micro édition » peut aussi être employé) en lieu et place des procédés historiques de la typographie et de la photocomposition. Elle se nomma quelque temps Intégration textes et graphiques ; ne pas confondre avec la PréAO (Présentation assistée par ordinateur) qui consiste à fabriquer des documents destinés à l’impression.

La publication assistée par ordinateur se fait à l’aide de logiciels spécialisés, semblables à des logiciels de traitement de texte ordinaires, mais où un accent particulier a été mis sur la disposition des textes et des images sur une page. L’ouvrage à imprimer est affiché à l’écran de l’ordinateur exactement tel qu’il sera sur le papier, avec la possibilité de changer la typographie et de voir immédiatement le résultat. De tels logiciels existent depuis 1985.

Pixel

Le pixel (souvent abrégé px) est l’unité de base de la reproduction en système informatique permettant de mesurer la définition d’une image numérique matricielle. Son nom provient de la locution anglaise « picture element », qui signifie « élément d’image ».

Réserve

Partie ou texte défoncé au trait sur négatif d’une ou plusieurs couleurs.

Résolution

Degré de finesse d’une reproduction ou d’un flashage. La plupart des images que nous voyons – soit sur l’écran d’une télévision ou d’un ordinateur, soit dans un journal ou dans un magazine sont composées de petits points noirs ou colorés.

Scanner

Un scanner, francisé en scanneurnumériseur de document ou numériseur à balayage, est un périphérique informatique et un procédé de photogravure faisant appel à l’analyse électronique des couleurs de l’image qui permet de transformer un document ou une partie de document en une image numérique permettant l’analyse électronique d’une image dans le but d’en traiter les couleurs et d’en retravailler les contours.

Le document est soumis au balayage d’un rayon lumineux ; un capteur transforme la lumière reçue en un signal électrique qui est transféré à l’ordinateur, pour y être ensuite sauvegardé, traité ou analysé. L’appareil prend souvent la forme d’une tablette sur laquelle le document doit être posé, mais il existe aussi des scanners à main et des stylos numériseurs.

  1. Types de scanners
  • Scanner à plat
  • Scanners à défilement
  • Scanners à main
  • Scanners film
  • Scanneurs à tambour
  • Bancs de reproduction
  • Scanneurs de livre

Trame

Une trame est, en imprimerie et en dessin technique, une surface composée soit de points régulièrement espacés ou de lignes, d’épaisseur et d’espacements prédéfinis, qui ont pour effet de donner visuellement différentes valeurs de gris. La majorité des techniques d’impression.

Trait

Le mot trait peut avoir plusieurs significations selon les domaines étudiés :

  • en dessin, un trait est une ligne continue ;
  • en illustration, le trait sert à détailler le dessin, mais c’est aussi un style ; le trait anglais est une technique de dessin proche de la gravure.
  • en arts graphiques et typographie, le trait (dessin au traitcliché au traitimpression au trait) désigne un dessin ou une impression dans une seule couleur, sans nuances ni dégradés réels (ceux-ci peuvent être simulés par des artifices comme les hachures ou des points, mais il s’agit toujours d’une couleur uniforme déposée sur le support)
  • en dessin industriel, les traits sont tracés selon certaines règles spécifiques ;

Document ne comportant qu’une teinte pure et un blanc pur à l’exclusion de tout dégradé.

Vectoriel (mode)

Système de contour d’un dessin par coordonnées de points.

L’informatique utilise le terme de vecteur, à la fois pour des raisons géométriques et algébriques. Le codage d’une image sur un écran d’ordinateur utilise au choix deux techniques : matricielle et vectorielle. La première utilise des éléments graphiques définis point par point. À chaque pixel est associé la quantité de couleurs primaires correspondante. Si cette méthode est économique en termes de puissance de calcul, un agrandissement de la taille de l’image possède pour conséquence un effet d’escalier.

Un dessin vectoriel est une représentation composée d’objets géométriques (lignes, points, polygones, courbes…) ayant des attributs de forme, de position, de couleur, etc. À la différence de la technique précédente, il s’agit d’une méthode plus coûteuse en termes de puissance de calcul mais dans laquelle l’effet d’escalier n’existe pas.

La représentation des données en informatique, pour les fonctions de mémoire ou de calcul, se fonde sur des tableaux d’octets. Si un octet est identifié à un scalaire, ce qui se conçoit car deux octets s’additionnent et se multiplient, alors un tel tableau s’apparente à une famille de composantes vectorielles. Pour cette raison, un tel tableau est appelé vecteur. Par extension, le terme de vecteur désigne aussi des tableaux dont les composantes sont autre chose que des nombres, par exemple des pointeurs ou des structures informatiques quelconques.

Reliure

Accordéon #1

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Accordéon #2

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